• La Belle Verte

     

    Titre : La Belle Verte

    Réalisateur : Coline Serreau

    Genre : Comédie socialo-philosophique un tantinet influencée par la culture New Age. On peut considérer que c'est un OVNI du cinéma Français.

    Année : 1996

    Résumé du début : Sur une lointaine planète où la Nature a repris ses droits, les humains ont rejeté la haute technologie et le militarisme pour concentrer leurs recherches sur la médecine naturelle et l'agriculture. Leurs progrès furent tels qu'ils se sont vus récompenser d'une espérance de vie dépassant les 200 ans. Chaque année, les habitants se réunissent pour échanger leurs récoltes et leurs médicaments. Le point culminant de cette assemblée est d'envoyer des volontaires explorer d'autres planètes habitées pour échanger des connaissances. La grande oubliée est notre bonne vieille Terre. La dernière personne à y être allée, il y a 200 ans, a été choquée par notre recherche incessante de pouvoir et les conflits qui en découlent. Pourtant cette année, Mila se portera volontaire. Elle débarque alors en plein dans le Paris des années 1990 et ira de surprises en surprises.

    Mon avis : CE - FILM - DOIT - ETRE - VU. Téléchargez-le s'il le faut (comme il n'a pas connu un grand succès commercial, il est très difficile de le trouver en DVD), de préférence légalement (possibilité de le louer en VOD sur Allociné, il est également trouvable en streaming sur Youtube). Peu importe que vous soyez sensible ou pas à la culture New Age ou Hippie, que vous soyez végétarien ou 100 % carnivore. A mois d'être encroûté dans les effets spéciaux tonitruants d'un Michael Bay, La Belle Verte ne saurait vous laisser indifférent, que vous l'aimiez ou que vous la détestiez. Faisant partie des rares personnes ayant fait le déplacement au cinéma pour aller voir le film (et encore, je dois avouer que c'est l'une de mes cousines qui a toujours eu [et qui a encore] un style de vie très bohême qui m'y a traîné, mais aujourd'hui je ne regrette rien), je me souviens avoir été percuté de plein fouet dès les premières secondes par la confrontation entre le regard de l'Homme et la force de la Nature, et ce malgré le minimalisme sonore de ce générique. Encore aujourd'hui, visionner ce film vous amènera à vous poser de véritables questions sur le consumérisme et sur notre course à un confort qui nous pousse toujours plus dans les bras rassurants de la machine. Mais La Belle Verte n'est pas qu'un film à message écologiste, c'est également un concentré d'humour absurde (la scène du match de foot à la fin du film est tout simplement épique) qui vous arrachera plus d'un sourire (peut-être même vous fera-t-il rire aux éclats, qui sait ?). Après, ne nous voilons pas la face, La Belle Verte est empreint d'une certaine candeur, et le mode de vie des extraterrestres est basé sur une utopie qui apparaît tout à fait irréaliste. Pourtant, il m'est déjà arrivé plus d'une fois de m'imaginer vivre dans ce monde idéal, où l'Homme a enfin appris à gérer ses ressources de manière responsable tout en acceptant l'idée qu'il ne pouvait pas forcer la Nature à se plier à sa volonté. Au final, l'innocence du propos de Mila, campée à l'écran par Coline Serreau herself (elle dira d'ailleurs de ce film qu'il s'agit de son oeuvre la plus personnelle) est à la fois attendrissante, et, à ma propre surprise, pertinente. Comme je l'ai dit précédemment, le film fut un mal-aimé du cinéma Français à sa sortie. Pourtant, son aura a atteint un tel rayon qu'il a fini par atteindre son statut mérité de film culte.

    Addendum : Après quelques recherches, j'ai fini par apprendre que pour environ 24 €, certrains sites spécialisés vendent le film en DVD dans un package incluant le scénario complet du film et une postface de Coline Serreau. Y a du collector dans l'air :)


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  • La Dame en Noir

    Titre du film : La Dame en Noir

    Réalisateur : James Watkins

    Année : 2012

    Genre : Epouvante

    Pays : Grande - Bretagne

    Résumé du début : Arthur Kipps, jeune clerc de notaire dans le Londres du début du vingtième siècle, peine à se reconstruire depuis que son épouse est morte en donnant naissance à leur enfant, il y a de cela plus de quatre ans. Mis au pied du mur par son employeur qui menace de le renvoyer s'il ne se reprend pas en main, il se retrouve contraint de se rendre dans le petit village de Crythin Gifford pour régler la succession d'une cliente fraîchement passée de vie à trépas. A peine arrivé, il est confronté à l'hostilité des habitants qui font tout leur possible pour le dissuader de se rendre dans le manoir de la défunte, qu'il a pour mission d'explorer de fond en comble afin de trouver des documents pouvant le mener vers d'éventuels héritiers. Très rapidement, il est témoin de tragédies qui coïncident étrangement avec les appparitions du fantôme de la défunte, laquelle se rapproche un peu plus de lui chaque jour.

    Mon avis : Pendant le générique, ma première réaction a été "Ho, on produit encore des films à la Hammer ?". Pour ceux qui ne connaissent pas, il est important de savoir que la Hammer a été pendant quelques décennies le principal studio de production de films d'horreur au Royaume-Uni. On leur doit quelques chefs d'oeuvre (Dracula Prince des Ténèbres *___*) mais aussi quelques nanars, dont certains à priori volontaires (Le Club des Monstres, que je chroniquerai peut-être un de ces jours). Toujours est-il que dès les premières minutes du film, il est très difficile de ne pas penser au Dracula de Bram Stocker : un jeune clerc de notaire envoyé dans un coin perdu, les habitants qui semblent terrifiés par quelque chose d'innommable, avouez qu'il y a de quoi se poser des questions sur l'originalité du projet. Fort heureusement, le film affirme rapidement sa propre identité en nous embarquant dans une histoire de maison hantée certes classique, mais diaboliquement efficace. Les apparitions du fantôme, si elles sont simplement stressantes au début, deviendront rapidement plus qu'éprouvantes, tandis que l'enquête d'Arthur dévoile les zones d'ombre qui entourent la dame en noir. Il convient de souligner le jeu d'acteur de Daniel Radcliffe, qui signe là une reconversion réussie. J'étais le premier à craindre qu'il ne soit pas capable d'enfiler un autre costume que celui de Harry Potter, et s'il ne m'a pas bluffé, je l'ai trouvé tout à fait crédible dans ce rôle de jeune veuf pris au piège d'une malédictrion qui l'emporte chaque jour un peu plus vers l'abîme. Là où le film fait fort, c'est que plutôt que de noyer le spectateur sous des hectolitres de sang et quelques kilogrammes de barbaque, il renoue avec une tradition bien plus classique de l'épouvante qui fait sursauter le dit spectateur (et surtout lui fait vraiment peur), avec d'adroits plans de caméra et des jeux d'ombre et de lumière bien pensés. La Dame en Noir pourrait bien s'avérer être la planche de salut de la Hammer, et un excellent tremplin pour la reconversion filmographique de Daniel Radcliffe.


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  • Candyman

    Titre du Film : Candyman

    Réalisateur : Bernard Rose

    Année : 1992

    Genre : Slasher, selon la nouvelle The Forbidden de Clive Barker

    Pays : Etats-Unis

    Résum du début : Helen et Bernadette, deux étudiantes de l'université de l'Illinois à Chicago, préparent une thèse sur les légendes urbaines. Elles s'intéressent plus particulièrement à l'histoire de Candyman, le spectre d'un escalve affranchi qui apparaît pour assassiner brutalement toute personne ayant le courage de prononcer son nom cinq fois devant un miroir. Leurs recherches les conduisent dans le ghetto noir de Cambrini, où les habitants sont convaincus de l'existence de ce fantôme tueur au point d'en être terrifiés. Alors que Bernadette préfère ne pas pousser les recherches plus loin, Helen se dévoue corps et âme à son enquête, jusqu'à atteindre un point de non retour où la frontière entre la réalité et l'illusion est de plus en plus ténue.

    Mon avis : Voilà un film d'horreur comme j'aimerais en voir plus souvent : original, envoûtant,  mystérieux, gore mais pas trop, et bien construit. On retrouve peu ces cinq qualités dans la production cinématographie de ces dernières années, entre les sagas gores qui se repose sur des effets visuels et des coups de théâtres tirés par les cheveux (hein quoi, qui a dit Saw ?) et une pléthore de remakes dont la qualité va de moyenne à carrément médiocre (pêle-mêle, on citera Massacre à la Tronçonneuse, Halloween, La dernière Maison sur la Gauche, Vendredi 13, Les Griffes de la Nuit...) dont les réalisateurs, Michael Bay en tête, sacrifient volontiers la qualité du film à la solution de facilité. C'est vrai quoi : la plupart de ces films étaient excellents, pour ne pas dire cultes, dans leurs versions originales, alors pourquoi en faire des remakes (à part pour faire de la thune) ? J'arrête là le hors sujet et j'en reviens au film qui nous intéresse : Candyman est un pur produit de film d'horreur des années 1990 : plusieurs personnages aux profils un peu clichés (l'héroïne, sa meilleure amie, un mari infidèle et sa jeune maîtresse ingénue, etc...) mais aux rôles bien définis  qui donnent de bons points de repère au spectateur, un tueur qui va zigouiller tout ce beau monde dans la joie et dans la bonne humeur et une trame de fond qui donne dans le fantastique et le mystérieux. Tony Todd, dons son rôle d'assassin d'outre-tombe, crève l'écran et vaut à lui seul de voir le film. Candyman est tour à tour sadique, charmeur, séducteur, illusionniste. Il manipule la perception de la réalité d'Helen avec maestria au point de la faire sérieusement douter de sa santé mentale. Si vous verrez souvent du sang sur les murs dans Candyman, vous ne serez pas pour autant noyé sous un torrent de violence gratuite. L'horreur du film n'est pas tant physique que psychologique, car Candyman aime à jouer avec ses victimes comme un chat s'amuse des heures avec une souris avant de daigner planter ses crocs dans sa nuque. Si vous aimez les histoires fantastiques avec des tueurs un minimum subtils qui n'ont pas pour autant des scrupules à éventrer leurs victimes avec un crochet de boucher une fois le jeu fini, alors ce film devrait vous plaire...


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  • Silent Hill

    Titre du Film : Silent Hill

    Réalisateur : Christophe Gans

    Année : 2006

    Genre : Adaptation cinématographique réussie d'un jeu vidéo (j'ai moi-même du mal à y croire)

    Pays : Etats-Unis (mais le réalisateur est un gars de chez nous, qui plus est fan de mangas et de jeux vidéo :p )

    Résum du début : Un mari aimant, une petite fille mignonne comme tout, Rose Da Silva a tout pour être heureuse. Mais depuis déjà pas mal de temps, Sharon, sa fille, fait des crises de somnambulisme de plus en plus préoccupantes, durant lesquelles elle sort de la maison en murmurant qu'elle doit rentrer chez elle, à Silent Hill. Contre l'avis de son mari, Rose emmène sa fille à Silent Hill pour remonter à la source de ses crises de somnambulisme, et espérant également y mettre fin. A peine arrivera-t-elle à proximité de la ville qu'elle se retrouvera plongée dans une réalité alternée peuplée de créatures aussi torturées que difformes, attirées par la lumière et la vie. Pour ne rien arranger, Sharon a disparu. Bravant la terreur qui s'empare un peu plus d'elle chaque seconde, Rose pénètre dans la ville en poursuivant une silhouette qu'elle croit être celle de Sharon...

    Mon avis : Alors... On va commencer par les points négatifs, car malgré mon amour aveugle pour la saga Silent Hill, je suis au regret de vous annoncer qu'il y en a. Notamment au niveau du scénario, qui a été un peu trop simplifié, voire "christianisé", sans doute pour permettre aux non initiés de suivre l'histoire... Les révélations arrivent en toute fin de film, mais en un seul bloc, avec une voix spectrale qui nous raconte toute l'histoire avant le film. Et c'est là que le bât blesse : ce qui faisait l'intérêt de Silent Hil, c'est qu'on avait jamais vraiment d'explications. On avançait soi-même dans les environnements et on découvrait l'histoire par le biais de découvertes plus ou moins macabres (articles de journaux, photos, rapports de docteurs, etc) et on réfléchissait par nous mêmes... Le film ne laisse pas réfléchir le spectateur : il enchaîne les séquences terreur à un rythme fou et nous balance tout à la fin. Autre gros défaut : on se serait allègrement passés de l'énorme plan gore dans l'église à la fin du film. Silent Hill est à la base un jeu glauque et macabre, mais il n'a jamais insisté sur les plans gore... Ce qui m'a également déçu, c'est que Rose n'est pas complètement isolée : elle est rapidement contactée par une espèce de secte religieuse réfugiée dans l'église de Silent Hill. Hors, le sentiment qui est censé prédominer dans Silent Hill, c'est la solitude totale, l'isolation par rapport au monde extérieur... Pour finir, la fin est étrange, et bien que j'ai fait tous les Silent Hill, je ne parviens pas à l'interpréter. Sans doute une suite est-elle prévue, parce que sinon, ça n'a vraiment aucun sens. Nous allons maintenant aborder les points positifs qui, a contrario, sont nombreux : tout d'abord, c'est non sans plaisir que l'on retrouve l'ambiance si typiquement malsaine de Silent Hill : rues totalement vides plongées dans le brouillard, version alternée grillagée et suintante, monstres difformes exprimant leur souffrance par le biais de nombreux spasmes. Christophe Gans a su parfaitement rétablir l'ambiance du jeu, et on retrouve avec plaisir les lieux connus (Midwich Elementary School, Brookhaven Hospital...). La caméra est maniée avec maestria et c'est un plaisir de voir déambuler Rose dans les rues de Silent Hill (à noter que le début de son errance est un hommage au premier Silent Hill, avec la rue qui précède la première arrivée de la réalité alternée, et certains angles de caméra sont particulièrement bien pensés). Parlons - en tiens de la réalité alternée : la transition s'opère de manière plus que crédible : les murs se fendent avec des bruitages de lambeaux de chair se détachant de la paroi pour laisser place aux grillages suintants et rouillés, tandis que les abominations en tous genres prennent possession des lieux. Les monstres en question sont vraiment bien faits (un vrai plaisir de reconnaître le design des infirmières de Silent Hill 2 lorsque Rose explore les sous sols de l'hôpital, et que dire de ce bon vieux Pyramide Rouge, qui m'a si souvent foutu les boules dans le jeu vidéo d'origine ). Au final, si le scénario est trop simplifié par rapport au jeu vidéo d'origine, il faut reconnaître que Christophe Gans a prouvé qu'il était un véritable passionné de la saga en reconstituant parfaitement son ambiance et son esthétique.


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  • Vous rirez aux éclats tellement vous aurez peur

     

    Titre du Fillm : Witchcraft, Démoniaque Présence, La Casa 4 (le nom change selon le pays où le DVD est vendu, magie du cinéma d'exploitation

    Réalisateur : Fabrizio Laurenti, qui essaie de vendre son film en tant que production américaine faisant suite au génialissime House en prenant le pseudo de Martin Newlin.

    Année : 1988

    Genre : C'est supposément un film d'épouvante déconseillé au jeune public, mais étrangement, il suscite de nombreux fous rires plutôt que l'effroi Surpris

    Pays : Italie

    Cinéma ou télévision ?: Difficile à dire, ils ont peut-être eu le culot de le sortir au cinéma en Italie, en tout cas chez, ça a été direct tout VHS XD

    Synopsis : Je vais tâcher de vous résumer ce que j'ai compris du scénario qui n'a ni queue ni tête. C'est bien beau de vouloir faire un scénario complexe voire tordu, encore faut-il qu'il soit compréhensible... Un photographe et sa fiancée qui étudie les sciences occultes occupent illégalement une maison insulaire réputée hantée, l'un pour faire des photos du paysage, l'autre pour étudier une légende selon laquelle une femme accusée de sorcellerie, assassinée il y a 2 siècles, continuerait d'errer dans la demeure. Ils n'ont cependant pas de chance, un vieux couple ayant acheté la maison, accompagné d'un avocat et d'une architecte, débarquent sur l'île et les prennent sur le fait. Mais ils n'ont rapidement plus le temps de penser à régler ce litige : une terrible malédiction se met en marche, et va les tuer un par un.

    Mon avis :
    Ah il n'est jamais facile d'être plus rapide que Nanarland quand on veut critiquer un nanar. Car c'est bien en présence d'un bon gros mauvais film sympathique que nous sommes (effets spéciaux foireux malgré un plan de crémation dans la cheminée qui tient la route, acteurs qui jouent comme une chèvre à qui on demanderait de miauler, scénario incompréhensible...) C'est bien simple : la crédibilité est aux abonnés absents. La palme de plomb de l'effet spécial le plus foireux revient à l'effet psychédélique (qui devait déjà être peu crédible dans un film des années 1960, alors en 1988 vous imaginez) censé nous faire comprendre qu'une sorcière emmène ses victimes dans une dimension parallèle pour les torturer selon son rituel dont le but est de... Bah c'est pas très clair... On sait juste que ça punit la colère, la luxure, la virginité ( ?! ), etc... D'ailleurs, au niveau des personnages qui vont défiler à l'écran, on a droit à tous les clichés (la vieille conne méchante, l'architecte nymphomane, le gentil petit garçon innocent, la jeune vierge et son copain qui aimerait qu'elle ne le soit plus grâce à sa participation, le banquier sans scrupules, etc...) Je me souviendrai également très longtemps de la mer démontée la plus calme que j'ai jamais vue (non non non filmer les vagues de très près n'est pas vraiment suffisant pour faire croire au spectateur qu'il y a une tempête, désolé de briser vos rêves d'enfant Mr Laurenti). Bref, Witchraft est un grand concentré de n'importe quoi, mais qui aurait pu être un film pop corn correct si le talent avait été au rendez-vous, car certaines scènes de meurtre sont assez inventives (la vieille qui se fait brûler vive dans la cheminée par son mari qui ne sait pas qu'elle est là parce que la sorcière lui a cousu les lèbres à vif...) Hélas, un essai raté, mais au moins, le film fait rire à défaut de faire peur.

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