• La Dame en Noir

    La Dame en Noir

    Titre du film : La Dame en Noir

    Réalisateur : James Watkins

    Année : 2012

    Genre : Epouvante

    Pays : Grande - Bretagne

    Résumé du début : Arthur Kipps, jeune clerc de notaire dans le Londres du début du vingtième siècle, peine à se reconstruire depuis que son épouse est morte en donnant naissance à leur enfant, il y a de cela plus de quatre ans. Mis au pied du mur par son employeur qui menace de le renvoyer s'il ne se reprend pas en main, il se retrouve contraint de se rendre dans le petit village de Crythin Gifford pour régler la succession d'une cliente fraîchement passée de vie à trépas. A peine arrivé, il est confronté à l'hostilité des habitants qui font tout leur possible pour le dissuader de se rendre dans le manoir de la défunte, qu'il a pour mission d'explorer de fond en comble afin de trouver des documents pouvant le mener vers d'éventuels héritiers. Très rapidement, il est témoin de tragédies qui coïncident étrangement avec les appparitions du fantôme de la défunte, laquelle se rapproche un peu plus de lui chaque jour.

    Mon avis : Pendant le générique, ma première réaction a été "Ho, on produit encore des films à la Hammer ?". Pour ceux qui ne connaissent pas, il est important de savoir que la Hammer a été pendant quelques décennies le principal studio de production de films d'horreur au Royaume-Uni. On leur doit quelques chefs d'oeuvre (Dracula Prince des Ténèbres *___*) mais aussi quelques nanars, dont certains à priori volontaires (Le Club des Monstres, que je chroniquerai peut-être un de ces jours). Toujours est-il que dès les premières minutes du film, il est très difficile de ne pas penser au Dracula de Bram Stocker : un jeune clerc de notaire envoyé dans un coin perdu, les habitants qui semblent terrifiés par quelque chose d'innommable, avouez qu'il y a de quoi se poser des questions sur l'originalité du projet. Fort heureusement, le film affirme rapidement sa propre identité en nous embarquant dans une histoire de maison hantée certes classique, mais diaboliquement efficace. Les apparitions du fantôme, si elles sont simplement stressantes au début, deviendront rapidement plus qu'éprouvantes, tandis que l'enquête d'Arthur dévoile les zones d'ombre qui entourent la dame en noir. Il convient de souligner le jeu d'acteur de Daniel Radcliffe, qui signe là une reconversion réussie. J'étais le premier à craindre qu'il ne soit pas capable d'enfiler un autre costume que celui de Harry Potter, et s'il ne m'a pas bluffé, je l'ai trouvé tout à fait crédible dans ce rôle de jeune veuf pris au piège d'une malédictrion qui l'emporte chaque jour un peu plus vers l'abîme. Là où le film fait fort, c'est que plutôt que de noyer le spectateur sous des hectolitres de sang et quelques kilogrammes de barbaque, il renoue avec une tradition bien plus classique de l'épouvante qui fait sursauter le dit spectateur (et surtout lui fait vraiment peur), avec d'adroits plans de caméra et des jeux d'ombre et de lumière bien pensés. La Dame en Noir pourrait bien s'avérer être la planche de salut de la Hammer, et un excellent tremplin pour la reconversion filmographique de Daniel Radcliffe.


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