• Le Metalcore, ou l'étrange paradoxe de la musique extrême politiquement correcte

    HxC

    Les associations bien pensantes (Le CNI, Les Intransigeants, Familles de France entre autres) donnent volontiers tous les torts au Heavy Metal et à tous ses sous-genres : sexualité irresponsable, encouragement à la torture, au viol, au meurtre et à la haine de la chrétienté, racisme, j'en passe et pas des meilleures.

    Bon vous connaissez déjà mon point de vue sur le sujet, développé dans l'article Analyse du Métalleux, je ne vais donc pas m'étendre sur le sujet. Et si vous n'avez pas lu cet article et que vous avez la flemme de cliquer sur le lien ci-dessus, vous pouvez également me poser vos questions dans les commentaires ou en m'envoyant un mail.

    Il est pourtant un sous-genre qui, s'il est musicalement assez brutal et vocalement plutôt hargneux, ne saurait être accusé de colporter des valeurs moralement indéfendables.

    C'est même parfois assez flippant, mais j'y reviendrai plus tard.

    Ce sous-genre (le terme "sous" n'a rien de péjoratif) bien particulier est connu sous la dénomination Metalcore, mais on parle également de Hardcore ou de HxC. On tend d'ailleurs à varier l'usage de ces termes selon le degré de brutalité instrumentale et vocale du groupe. Par exemple, si Atreryu et Hatebreed (puissent les puristes me pardonner le choix de ces deux exemples si différents l'un de l'autre) sont deux groupes appartenant au même courant musical, Atreyu sera classifié dans le metalcore pour son parti pris d'alterner le chant jurlé et le chant (très) clair sur une rythmique majoritairement mélodique, tandis que Hatebreed sera considéré comme du Hardcore pur et dur puisque ne faisant aucune concession à la mélodie, préférant un chant 100 % hurlé sur une rhytmique brutale et très rapide.

    Là où tous les groupes de Metalcore se ressemblent, c'est dans les thèmes abordés : respect des autres et de soi, volonté de s'en sortir, acceptation de sa propre faiblesse pour devenir plus fort et vaincre les difficultés rencontrées, difficultés d'intégration dans une société qui rejette tout ce qui sort de sa norme établie, se dire qu'on est pas le seul à être dans la merde et accepter l'aide qu'on nous propose, amours déçues, etc...

    Vous vous en doutez, les chansons parlant d'amour sont généralement interprétées par des groupes ayant une approche de la musique résolument mélodique avec un chant bien clair dans les refrains. Pêle-mêle, on citera : Atreyu, Killswitch Engage, Bullet for my Valentine, Parkway Drive ou encore Avenged Sevenfold.

    En terme de non concession à la mièvrerie en revanche, on conseillera davantage les kadors du genre tels que Madball, Agnostic Front, Hatebreed, Biohazard, et autres Chimaira.

    Pour les patriotes, il est intéressant de prendre en compte que nous avons en nos vertes contrées d'excellents groupes de Metalcore comme l'Esprit du Clan, Dagoba, Black Bomb A, The Arrs, X-Vision, et bien d'autres encore (j'ai juste cité les plus connus, il y en a pléthore vous vous doutez bien).

    Là où le bât peut commencer à blesser, c'est quand se forment des groupes qui se réclament de la mouvance Straight Edge.

    Mais qu'est-ce que le Straight Edge me demanderez-vous ?

    No drugs  No alcohol

    A la base ça part d'un bon sentiment : le concept du politiquement correctest poussé jusqu'au bout puisqu'à travers leurs chansons, les groupes jouant du Straight Edge Hardcore encouragent leurs auditeurs à dire non aux aventures sans lendemain et sans amour, à l'alcool et aux drogues pour garder l'esprit clair et mener une vie plus saine, en opposition aux célibataires endurcis, aux junkies et aux alcooliques, qui eux n'ont aucun contrôle sur leur vie, et qui en plus risquent de choper toutes sortes de maladies liées à leurs déviances.

    Jusqu'ici rien de bien méchant donc, sauf qu'on a rapidement assisté à une radicalisation du mouvement (connue sous le qualificatif Hard Line) au travers de laquelle le message est devenu : pas de sexe avant le mariage, hostilité à l'avortement, végétalisme, homophobie, voire racisme, nombre de groupes cette mouvance Hard Line faisant la promotion du White Power.

    Et là ce n'est pas du second degré, un peu comme ce que le NSBM est au Black Metal pour ceux qui connaissent.

    Il ne faut cependant surtout pas généraliser, le Hard Line ne constituant qu'une infime quantité d'individus au sein de la communauté Straight Edge (un peu comme ce que le NSBM est au Black Metal si vous suivez) et en aucun cas celle-ci ne saurait être assimilée à des idées d'austérité, racistes et homophobes.

    Voilà qui conclut l'article, à bientôt pour de nouvelles aventures m/O___Om/


  • Commentaires

    1
    Kirtas
    Vendredi 13 Juillet 2012 à 10:10
    Hello, je sais pas si tu regarde le catch. Mais il y a un catcheur "straight edge" qui s'appelle "CM punk" et qui arbore les protège poignet avec le X dessus.
    2
    Vendredi 13 Juillet 2012 à 11:00
    Je ne regarde pas le catch, mais je tombe parfois dessus en zappant le soir. Ma femme adore Edge, elle a un faible pour les grands blonds. J'ai également entendu parler d'un catcheur qui a l'habitude de faire ses entrées de ring sur du Killswitch Engage mais je ne sais plus duquel il s'agit.
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :