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    Syndrôme de Peter Pan Powaaaaaaaa

    Telle est la question, une parmi des centaines d'autres, que je me pose depuis déjà plusieurs jours. Bon contrairement au personnage de cette caricature prise sur www.lesbobodessins.fr , je n'ai ni trotinette, ni Converse, ni sac à bandoulière Astroboy. Cependant, du haut de mes 25 ans, bientôt 26 - sic -, je reste passionné par les jeux vidéo, j'écoute de la musique Heavy Metal  (là d'ailleurs je me fais un petit Start of the End en écrivant cet article, je vous le mettrai prochainement en fond sonore vous m'en direz des nouvelles) en surfant sur Internet (essentiellement Facebook, blogs et forum de Role Play), j'adore Star Wars et la trilogie  Matrix et surtout, j'ai toute la collection des Chevaliers du Zodiaque et de Ken le Survivant en version originale non censurée (sans oublier mes coffrets DVD Ulysse 31 et Capitaine Flam...). Pour ne rien arranger je vais à la Japan Expo (vous savez le festival bourré d'otaku et de hardcore gamers dont je fais moi-même partie) cette année, et ce ne sera sûrement pas la dernière fois. Bien évidemment j'ai aussi quelques pistes de Metal Japonais dans mon lecteur MP3, sinon c'est pas drôle.

    Et évidemment, je tiens un blog sur ma vie complètement inintéressante.

    Bref, je m'inquiète, car j'ai quand même pas mal de symptômes.

    C'est un fait, je n'ai pas envie de devenir adulte, bien que je sois supposé en être un depuis déjà quelques années. Je semble donc être atteint de ce que les psy appellent le syndrôme de Peter Pan : je vois mon enfance qui est loin, trèèèèèèèèèèèèèèèès loin et qui continuera de s'éloigner parce que c'est con, mais on ne prend de l'âge que dans le sens du vieillissement (Benjamin Button je te déteste espèce d'enfoiré !!!).

    D'après ma femme, l'âge c'est dans la tête. C'est gentil de vouloir me réconorter, et je suis tenté de la prendre au mot : m'en tiendra-t-on rigueur si à 45 ans, j'en ai encore 20 dans ma tête ? Mon corps risque de ne pas suivre ma tête aussi c'est chiant :/

    La seule chose que j'espère en fait c'est que je vais pas déconner en passant le cap de la quarantaine.

    La seule chose sûre, c'est que certaines passions ne me quitteront jamais. Autant je me désintéresse progressivement des manga parce que les 3/4 des titres mettent en scène des personnages adolescents, donc fatalement, leurs histoires me parlent de moins en moins, autant mon intérêt pour les jeux vidéo est toujours croissant. Et je ne vous parle pas de ma fréquentation des salles de concert...

    Donc je serai sans doute un adulescent aussi longtemps que ça ne dérangera pas ma femme... Mine de rien je qui quand même vachement mature par rapport à mon âge mental :p


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  • Manifestation de soutien envers Troy Davis



    Le 16 avril 2009, la Cour de Justice de l'Etant de Georgie a refusé pour la troisième fois la réouverture du procès de Troy Davis, prétextant un manque de preuves convaincantes. En réalité, ils sont davantage découragés par la lourdeur administrative que cette réouverture impliquerait. Pour un rappel des faits, je vous invite à vous référer à mon précédent article sur le sujet dans la même rubrique. Voici le communiqué d'urgence lancé par l'ONG Amnesty International ( http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/urgence_pour_troy_davis ) :

    16 avril 2009 – Dernières nouvelles
     Etats-Unis - Géorgie : la demande de nouveau procès une nouvelle fois rejetée pour Troy Davis.

    Amnesty International condamne profondément cette décision, où les aspects de procédure ont une nouvelle fois pris le dessus sur l’exigence de justice dans cette affaire.

    La cour d'appel fédérale du 11ème circuit d'Atlanta a rejeté dans son arrêt du 16 avril dernier l’appel de Troy Davis en faveur d’un nouveau procès ; elle a estimé, par deux voix contre une, qu’il n'avait pas fourni "des éléments suffisamment convaincants pour démontrer son innocence et nous obliger à agir".
    En désaccord avec les deux autres juges, la troisième juge, Rosemary Barkett a affirmé que "le fait d'exécuter Davis, alors qu'il y a un volume significatif de preuves qui pourraient établir son innocence, est inconcevable et anticonstitutionnel".
    Parmi les arguments retenus par la cour, beaucoup concernent des problèmes de dépassement de délais pour le dépôt d'appels ou de recours.

    Dans un communiqué, Amnesty International a déploré cette décision, qualifiée "d'entrave à la justice, qui pourrait conduire à l'exécution d'un homme qui présente de fortes probabilités d'innocence".
    "La décision d'aujourd'hui est un affront aux droits de l'homme et démontre que les détails techniques sont devenus une dangereuse excuse qui affaiblit l'exigence de justice", écrit Larry Cox, directeur d'Amnesty international USA.

    Tout espoir n’est pas perdu

    L’espoir de Troy Davis réside désormais dans un nouvel appel devant la Cour Suprême des Etats-Unis.
    Ses avocats ont désormais 30 jours pour déposer cet appel. Le sursis à exécution a été prolongé d’autant de temps par la Cour du 11ème circuit.

    Si vous ne l'avez pas encore fait, vous êtes invités à signer la pétition demandant la réouverture de son procès. Vous pouvez également signer le livre d'or dont il consulte quotidiennement les mises à jour étant donné qu'il s'agit d'un soutien moral particulièrement important pour lui. Amnesty International vous encourage également à écrirer directement, par courrier ou par fax, au gouverneur de Georgie, afin qu'il réalise l'importance de ce procès.



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  • Le Christ Mort par André Mantegna

    André Mantegna - Le Christ Mort
    1480

    Depuis des millénaires, bien avant la naissance du Christianisme, l'être humain se pose cette question : qu'advient-il de nous après notre mort ?

    Les réponses divergent selon le point de vue adopté :

    - Le scientifique vous expliquera que votre corps va peu à peu se décomposer et se réduire en protéines, très nutritives pour les insectes qui vont faire un véritable festin avec votre cadavre.

    - Le croyant (catholique, musulman, bouddhiste, peu importe...) vous soutiendra mordicus que vous êtes pourvu d'une âme, et que les actes accomplis durant votre vie terrestre influeront sur le nouveau plan d'existence que vous rejoindrez (paradis, enfer, purgatoire, réincarnation, etc...)

    - Le païen vous expliquera que rien ne se perd, tout se transforme. Votre corps va nourrir la Terre, à travers laquelle vous renaîtrez, probablement sous la forme d'un ver, d'une plante, d'un arble, d'un brin d'herbe... Puis vous nourrirez une autre espèce, au travers une classique chaîne de prédation, et vous aurez la possibilité de vivre à travers la descendance de l'espèce qui vous a mangé. Le cycle de la vie en somme...

    - L'agnostique croit par défaut au Néant, mais attend le jour où la grande faucheuse viendra le chercher pour connaître la vérité.

    La question qu'il convient alors de se poser est la suivante : pourquoi la mort nous inspire-t-elle une telle crainte ? Certains diront même, sans chercher à faire de mauvais jeux de mots, "une fascination morbide".

    Tout simplement parce qu'elle nous est inconnue. C'est donc une peur tout à fait naturelle. En effet, comment pouvons considérer avec sérénité un concept qui nous est totalement inconnu ?

    Posons-nous maintenant une autre question : Avons-nous peur de la mort, ou de mourir ?

    Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas la même chose. Avoir peur de la mort revient à craindre l'état de mort, une fois que l'agonie est arrivée à son terme. Avoir peur de mourir revient à craindre de ressentir la douleur qui précédera la perte de connaissance.

    A bien y réfléchir, la mort apparaît comme la libération de la douleur qui nous étreindra tous lorsque le moment fatidique sera venu.

    Il n'y a donc au final pas lieu de craindre la mort, puisque nous ne la ressentirons pas. Ce que l'être humain craint est donc le processus du mourir, qui s'accompagne généralement de douleurs difficilement supportables. ça explique sans doute pourquoi la plupart des personnes interrogées sur le sujet déclarent qu'elles préfèreraient mourir pendant leur sommeil.


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  • Tain il est chié lui

    Aaaaah la Mort…<o:p></o:p>

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    Cette sublime inconnue qui peut nous faucher n'importe quand…<o:p></o:p>

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    C'est ça le problème : on connaît le jour de notre naissance, mais on ne peut pas prévoir celui où on passera l'arme à gauche. Les causes potentielles de décès sont multiples, et peuvent survenir à n'importe quel âge : infarctus, hémorragie cérébrale, meurtre, suicide, accident de la route. Putain c'est chié quand même, il faut neuf mois pour créer une vie et il suffit de quelques secondes pour la détruire.<o:p></o:p>

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    Celui qui nous a créés, que ce soit Dieu, la Nature, ou toute autre conscience cosmique supérieure, aurait quand pu avoir le bon goût de nous rendre un peu plus résistants aux chocs, déjà qu'une vie humaine n'est pas ce qu'on pourrait appeler un modèle de longévité…<o:p></o:p>

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    Ces dernières semaines, mes peurs enfantines ont repris le dessus. J'ai recommencé à faire des crises d'angoisse, à avoir des palpitations, à faire des nuits blanches à force de penser à ce sujet devenu tabou dans notre société qui fait le culte du bonheur et de la productivité. J'ai commencé à sombrer dans une période de ce que j'appellerais une dépression alimentaire (je ne suis pas psychologue, c'est ma propre interprétation). J'avais faim, mais je n'arrivais pas à manger. La vue de la nourriture, aussi appétissante soit-elle, m'inspirait des haut-le-cœur… Au-delà de ma propre mort, j'avais également peur de celle de mes proches, qu'il s'agisse de mes parents ou de mes oncles et tantes.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Je me suis assez vite rendu compte que ces angoisses étaient cycliques, elles reviennent chaque année, lors des fêtes de Noël, et ce depuis 2006. Quoi de plus normal ? J'ai cumulé pas moins de quatre cérémonies de funérailles en un peu moins de trois ans, et à chaque fois à une période assez proche des fêtes de fin d'année, avouez qu'il y a de quoi haïr Noël non ? Entre nous ce n'est pas rassurant pour mes éventuels enfants plus tard. Avoir un papa qui déteste Noël n'est pas ce que l'on pourrait appeler une perspective séduisante. Heureusement, Scianure est là pour me réconforter, et c'est en grande partie grâce à elle que mon moral a remonté. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Face à la mort, il n'y a qu'une chose à faire : vivre avec dignité. Et le jour où elle se pointe pour venir vous faucher, quel que soit votre âge, vous n'aurez qu'à l'accueillir comme si vous l'attendiez, car de toute façon elle ne repartira pas sans vous. Je ne vous sortirai pas la vieille rengaine "Profitez de la vie à fond", tant elle tient lieu de formule toute faite. En fait je ne vous donnerai aucun conseil, car je ne sais pas moi-même quelle attitude adopter. Je vis au jour le jour, en espérant réussir à rester jeune dans ma tête, à défaut de pouvoir l'être éternellement dans mon corps.<o:p></o:p>

    Tu m'as raté nananèèèèèèèèèrrreeeeuuuuuuh !!!!

    5 commentaires
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    Nous parlons Néerlandais, donc nous ne sommes pas Belges. Toute personne s'aventurant sur notre territoire et / ou désirant y vivre se doit de parler le Néerlandais ou de s'engager à l'apprendre.

    En schématisant un peu, voilà le discours que vous pourrez entendre si vous vous vous rendez en Flandres, joli partie Nord de la Belgique, où un ultra-nationaliste Flamand qui a décidé, avec tous ses petits copains d'extrême-droite (je peux me tromper, mais à part des membres et des sympathisants du Vlaams Belang, je ne vois vraiment pas qui aurait pu avoir une idée aussi tordue et liberticide), que tout résident de cette région ne parlant pas Néerlandais serait désormais hors-la-loi. Il va sans dire que la Flandre exige désormais qu'une scission avec la Wallonie soit faite sur le champ afin de proclamer son indépendance (et aussi leur désolidarisation de l'Union Européenne je suppose, j'ose espérer qu'ils en sont conscients, car au niveau respect des différences culturelles et de la démocratie, c'est pas folichon...)

    Avec tous les touristes étrangers qui transitent par la Belgique pendant leurs voyages, que ce soit pour quelques heures entre deux avions ou pour quelques jours de villégiature sur place, ça va être pratique tiens... (mais qu'est-ce que je raconte, c'est bien connu : le Néerlandais est une langue bien plus parlée que l'Anglais, l'Espagnol ou l'Italien, c'est bien connu, qu'est-ce qu'on est cons, nous autres les francophones...)

    Et depuis, la Belgique est divisée en deux camps à priori inréconciliables, et le gouvernement s'est cassé la gueule. Tout ça pour une barrière de la langue qui est apparue comme ça sans prévenir du jour au lendemain ? Difficile à dire, je n'ai moi-même pas toutes les données en main. Toujours est-il que pour un pays qui fait partie des pionniers de la construction de l'Union Européenne, une Union dont l'une des valeurs premières est la diversité culturelle et le multilinguisme, un tel isolationnisme relève davantage du fascisme que du désir de mettre en valeur une quelconque identité nationale !

    J'ai hier encore reçu le témoignage d'une collègue de bureau dont le fils s'est installé à Zaventeem (près de Bruxelles, zone Flamande) afin de se rapprocher de son lieu de travail. Sa mère a bien essayé de le dissuader, mais ce brave garçon ne voulait pas rater un superbe appartement au loyer abordable qu'il avait repéré. Le cauchemar commence lorsqu'il décide de se déclarer à la mairie de Zaventeem pour obtenir sa nouvelle carte d'identité, accompagné de sa mère et d'une amie parlant Néerlandais. Il arrive devant l'hôtesse d'accueil et là, c'est le drame, la mairie se transforme soudain en Gestapo. Sur un ton accusateur, l'hôtesse constate que le nouvel arrivant ne parle pas la langue locale et, selon une logique implacable (tout du moins du point de vue des Flamands), lui tend un formulaire pour l'inscrire à des cours de Néerlandais. C'est la loi, point final. C'est un fait, les communes adhérant à l'idée de la scission refusent désormais de parler toute autre langue que le Néerlandais, même en présence des touristes, qui n'auront plus qu'à se trouver un interprète... Pour ne rien arranger, ce garçon est virtuellement assigné à résidence jusqu'à ce qu'un policier vienne frapper à sa porte pour pouvoir attester qu'il a bien emménagé à Zaventeem. Seulement, et bien ce garçon travaille... Du coup ça fait trois plombes qu'il est pour ainsi dire apatride, car la mairie ne lui fera pas de carte d'identité tant que l'adresse qu'il a déclarée ne sera pas confirmée...

    On peut également parler de l'histoire d'un type que je nommerai Mr X pour préserver son anonymat. Mr X vivait en Flandres il y de cela encore quelques mois. Lorsqu'il a mis sa maison en vente, il a logiquement posé un panneau disant Te Koop (à vendre en Néerlandais), mais également On Sale et A vendre sur la devanture. Etant donné que son village n'était pas fort éloigné de la frontière Française, la probabilité qu'un ressortissant étranger soit intéressé par l'offre était assez importante. Et pourtant, il a très vite reçu une lettre en provenance de la maire qui lui ordonnait gentiment de bien vouloir retirer les panneaux écrits en Français et en Anglais, au nom de la sauvegarde de l'identité nationale (sic), et pour encourager les prochains visiteurs de la Flandre à apprendre le Néerlandais (sic). C'est drôle, plus je développe le sujet et plus j'ai l'impression que la Flandres serait un excellent lieu de stage pratique pour les armées de ce bon vieux Jean-Marie...

    Je conclurai cet article sur une phrase qui me tient à coeur :

    Plus tu connais de langues, plus tu es humain

    Le multilinguisme est pour moi la base de la communication entre les hommes, et par conséquent le tout premier critère de tolérance des différences culturelles entre les peuples, critère que les partisans de la scission ne respectent pas, pour ne pas dire qu'ils crachent dessus...


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